Bérangère Maximin

Bérangère Maximin est consultante pour les sélections des oeuvres des CDs d’Elektramusic. Elle participe au volume 01 avec sa dernière création « Tant que les heures passent ».

Tant que les heures passent
durée 12’00
Elektramusic Electroacoustic Music Volume 01 CD
piste 02
(d’après l’œuvre poétique de V. Maïakovski)

Ce que j’ai découvert en lisant l’Oeuvre poétique de Vladimir Maïakovski se trouvait loin de ce que je m’étais imaginé, de ce que j’avais retenu des commentaires politiques précédant mes lectures. Ce mélange trouble d’exultation et d’intériorité, d’excentricité et de fureur, dans une forme qui me parle, avait tout pour satisfaire mon goût pour les contrastes.

Mais ce qui m’a surtout marqué est d’avoir fait la connaissance d’un homme véritablement torturé, de ces torturés auxquels on s’attache et qui, par leur façon d’être, vous font les aimer, les admirer d’une manière toute particulière et profonde. Première rencontre avec ce type de personnage, plus complexe que la figure galvaudée de l’artiste maudit, froid de première apparence, agressif, provocateur, raide, qui ne m’ait pas répugnée.

Bérangère Maximin est née en 1976. Elle passe son enfance dans le pays natal de sa mère, l’Ile de la Réunion et s’installe en Métropole en 1991. Après des études littéraires et musicales, elle entre dans la classe de composition acousmatique de Denis Dufour au CNR de Perpignan et obtient la médaille d’or en 1999. Peu après, elle effectue une résidence au Groupe de Musique Electroacoustique de Cuenca en Espagne avec le soutien de la Sacem. En 2002, avec l’aide du Centre Culturel Français en Ukraine, l’installation plastique et sonore, « Anamorphosis, » conçue avec son mari, le plasticien Anton Yakutovych, est exposée à La Maison des artistes de Kiev.

En 2004 et 2005, Bérangère Maximin réalise les musiques des pièces de danse de la chorégraphe américaine Jocelyne Danchick (« Breath Cycle » 2004 20 mn, « Transplant » 2005 30 mn]. Elle est également l’auteur de la musique du film expérimental du vidéaste Mickaël Roulier, « Encre Noire » (France, 23mn, 2005, sélection en compétition du festival Vidéoformes de Clermont-Ferrand). L’Ina-GRM lui a passé commande d’une œuvre qui sera créée en concert lors de la saison Multiphonies de Radio France en 2006.
Bérangère Maximin-Yakutovych assiste depuis trois ans Denis Dufour dans la direction de Motus (structure de production de concerts et d’éditions musicales) et du festival international d’art acousmatique Futura.

Bérangère Maximin compose dans son studio personnel le Home Sweet Home Studio. Ses œuvres sont données à entendre dans des festivals et concerts en France et à l’Etranger : le Glaz’art (Paris), la Péniche Opéra (Paris), le Regard du Cygne (Paris), le festival de poésie sonore Brûlures des Langues (Paris), les Festivals internationaux Futura (Crest), Synthèses (Bourges), Musicacoustica de Beijing (Chine), Fringe de Dublin (Irlande), les concerts aux Universités de Fullerton et Berkeley (USA). Ses créations ont également fait l’objet de passages radios en France, Hongrie, Italie, Pays-Bas, USA…

Elle a reçu la mention d’honneur de la Fondation Russolo-Pratella de Varèse [Italie] en 1998 et au concours hongrois EAR en 2003.

Son catalogue se compose entre autres des œuvres : Rituel des poupées cassées [Opus 2], Salem pepsy joke [Opus 3], Biotrope [Opus 5], Trix sistra [Opus 7], Matteo [Opus 9], Les choses suspendues/las cosas colgadas [Opus 12], Boudmo [Opus 15], Il a failli faire beau [Opus 16], Précis d’errance [Opus 18], Mécanique des ombres [Opus 21].