Création Apokalyptica MAMCS 13 juin 2013

Elektramusic est particulièrement heureux de pouvoir accueillir à Strasbourg la nouvelle création de Frédéric Kahn et Thomas Bart :
Apokalyptica
Vidéo-opératorio
Jeudi 13 juin à 19h58
Auditorium des musées – MAMCS
1 place Hans-Jean Arp – Strasbourg
Tarifs : 10€/réduit 6,50€ – Billetterie sur place

Création mondiale 2013
Musique acousmatique : Frédéric Kahn
Création vidéo : Thomas Bart
D’après Fernando Arrabal : « Apokalyptica, la Bible-les Livres » (Ed. Ch.Bourgeois 1979)
Production Elektramusic

Le texte de Fernando Arrabal est dense, parfois obscur. La langue s’inspire de la bible, rigide et complexe, pour évoquer ensuite la comptine ou la farce, ou encore se lance dans le théâtral ou le poétique. Face à cette matière vivante, où grain, épaisseur, porosité, élasticité, brillance sont les caractéristiques essentielles de ces sculptures sonores. Frédéric Kahn, en projetant le timbre comme une lumière, propose une musique électroacoustique également très dense, rugueuse; scènes courtes, aiguës, mordantes jusqu’au sang ou mirage hallucinatoire qui semble rendre le son visuel.

Frédéric Kahn , pour ses créations, collabore aussi bien avec des scientifiques, qu’avec des vidéastes, des performeurs ou des plasticiens. Dans l’ensemble de ses compositions, il élargit le matériau sonore par l’usage de nouvelles technologies tout en cherchant à préserver, au sein de son écriture, la spontanéité caractéristique des musiques de tradition orale. Sa réflexion sur la mise en scène du son comme univers temporel multi-plan intègre l’espace et tente d’établir également des liens entre écriture, traitement électronique et morphologie sonore. Le compositeur et électroacousticien rend hommage à l’oeuvre de Fernando Arrabal à travers ce vidéo-opératorio, forme hybride à la fois religieuse et profane, entre l’opéra et l’oratorio, mais où la musique spatialisée est fixée sur support, et où chacune des douze parties de l’oeuvre dispose de sa propre forme visuelle dans la vidéo réalisée et projetée par Thomas Bart.